BONJOUR, VOUS TROUVEREZ A GAUCHE DE CE TEXTE

LA LISTE DES DIFFÉRENTES RUBRIQUES (de 1 à 20)

vous permettant d'accéder aux documents pour les consulter et/ou les télécharger.

 

ACTUALITÉS

THEME DE MA PROCHAINE CONFÉRENCE, EN PRÉPARATION

 

Une nouvelle vie pour les villages

et les petites villes historiques,

avec et pour les habitants 

 

En France, comme dans la plupart des pays en développement, les villages, les petites villes et les paysages historiques sont des atouts dans un monde de plus en plus globalisé : ils constituent un patrimoine porteur de sens, à la fois matériel et immatériel. Leur succès vient de l'harmonie du cadre bâti et paysager, de la spécificité des cultures locales, et du mode d’organisation des lieux soucieux de la qualité des relations humaines.

L’enjeu n’est pas uniquement de savoir comment protéger et conserver les quartiers historiques et les paysages culturels mais, prioritairement, de permettre leur évolution raisonnable dans le respect de leur environnement. Ils constituent, dans leur diversité, des écosystèmes culturels à préserver pour un développement durable de nos sociétés.

Dans ce contexte, plusieurs questions se posent: comment éviter des ruptures dommageables des systèmes environnementaux, économiques, sociaux et culturels ? Comment respecter les habitants, avec leurs traditions, leurs cultures, en accueillir de nouveaux, et donner accès au confort, à la modernité, aux réseaux, auxquels chacun aspire ? Quel équilibre trouver entre les activités des habitants et la fréquentation des touristes ? ...

Ces questions mettent en avant

- le rôle stratégique des spécialistes (architectes, urbanistes, agronomes, etc.) dans un travail interdisciplinaire nécessaire au projet commun; 

- la conscience et le dynamisme des autorités locales. Celles-ci constituent en effet le niveau de responsabilité politique légitime pour construire un projet de territoire;

- la participation active des habitants comme des visiteurs et leur association aux décisions qui les concernent. 

Document de référence: "Mon Maire ce héros",

Envoyé spécial 16 novembre 2017. 

Lien: https://www.youtube.com/watch?v=SV36vv84Dy4

 

 

MEGACITIES

 SHORTDOCS 

Documentaires du monde entiers pour améliorer la vie des "MEGACITIZENS". 

Appelé à participer au jury de sélection, puis nommé récemment Ambassadeur du MegaCities ShortDocs pour la partie URBANISME,

je vous engage à entrer dans cette super aventure:

participez au festival 2018

  

www.megacities-shortdocs.org 

 

MegaCitiesShortDocs 4pages-EN-Feb13.pdf
Document Adobe Acrobat 4.1 MB

 

 

 

BALKRISHNA DOSHI

PRIX PRITZKER 2018

 

Balkrishna Doshi vient d'obtenir le Prix Pritzker 2018:  Bravo !
Après Wang Shu et Alejandro Aravena, il est le 3ème " Global Award for Sustainable Architecture" à obtenir le fameux Pritzker" ... mais pourquoi la presse française parle-t-elle tant de ses liens avec Le Corbusier et si peu de son engagement qui lui a valu notamment d'être "Global Award for Sustainable Architecture"?

Le commentaire ci-dessous mériterait cependant d'être à la une.

 

 A voir le film du colloque

 

"LA VILLE EN HERITAGE"

LES VIDEOS DE LA JOURNEE SONT EN LIGNE  

en

3 parties dont voici les liens:

 

1/ l'expérience:   

https://webtv.citedelarchitecture.fr/video/ville-heritage-partie-1 

2/ les enjeux;

https://webtv.citedelarchitecture.fr/video/ville-heritage-partie-2 

3/ mise en perspective: 

https://webtv.citedelarchitecture.fr/video/ville-heritage-partie-3-mise-perspective 

 

Ces vidéos ont aussi été intégrées à la page générale du colloque sur le  site de la Cité de l'architecture et du patrimoine:

https://www.citedelarchitecture.fr/fr/evenement/la-ville-en-heritage-des-secteurs-sauvegardes-aux-sites-patrimoniaux-remarquables

 

BONNE LECTURE ........

 

PROGRAMME DE LA JOURNÉE du 29 NOVEMBRE 2017
2017-10-07 Préprogramme journée LA VILLE
Document Adobe Acrobat 704.7 KB

 

 

Réservez dès maintenant les dates du 6, 7 et 8 décembre 2018

pour participer à Châteaugiron (35) au colloque

   

 

ALLIANCE : 

revitalisons nos petites villes

 

Colloque organisé par l'Association Nationale des Architectes des Bâtiments de France en partenariat avec l'Association des Petites Cités de Caractère de France et l’École Nationale supérieure d'architecture de Bretagne. 

Plus d'information suivront ....

 

 

 

CONFÉRENCES

que je propose de donner en 2018

Titres des conférences que je propose

de donner et/ou de redonner

(Voir rubrique 15 / CONFÉRENCES ) :

 

"CULTURES&CLIMATS"; 

---

"CHANGER DE PARADIGME";

---

"POUR UNE ÉCOLOGIE CULTURELLE"; 

---

"POUR UN DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE,

c'est à dire qui peut se supporter, s'endurer"; 

 ---

"TIERS LIEUX ET PATRIMOINE";

 ---

"PATRIMOINE ... AUTREMENT DIT"

ou "LES LIMITES DE LA PROTECTION DU PATRIMOINE";

 ---

 "LE MÉTIER D'ARCHITECTE DES BÂTIMENTS DE FRANCE:

l'ABF d'hier, d'aujourd'hui et de demain";

 ---

"TERRITOIRES - PATRIMOINES";

 ---

"COOPÉRATIONS INTERNATIONALES"; 

 ---

"L'UNESCO ... ?"

 ---

"PARIS RECONSTRUIT SUR LUI MÊME"

...

 

 

Contact pour tout renseignement: marinos.alain@gmail.com

  


 

"CHANGER DE PARADIGME

Article

 

Sur le site de La Pierre d’Angle : article “Changer de paradigme
Lien direct :

http://www.anabf.org/pierredangle/dossiers/le-climat-change-quid-de-l-architecture/changer-de-paradigme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce sont les quartiers de l’urbanité et de la convivialité qui serviront d'exemple pour bâtir la ville de demain.

 

 Ville et territoires:

 CHANGER DE PARADIGME

 Texte rédigé dans la perspective de Habitat III  et présenté le 31 octobre au "WORLD HERITAGE INSTITUTE OF TRAINING AND RESEARCH FOR THE ASIA AND THE PACIFIC REGION (UNESCO)" puis au "WORLD CITIES DAY - SHANGHAI FORUM"(voir information ci dessus) par Alain Marinos 

 

 « Anthropocène » : le géochimiste et prix Nobel Paul Crutzen, désigne ainsi une nouvelle époque géologique : la notre, caractérisée par l'impact des activités humaines sur l'écosystème. « Entrer dans l’anthropocène », c’est dire que nous ne vivons pas une crise passagère. Cette nouvelle époque s'affirmera progressivement par un changement de paradigme dans tous les domaines et notamment ceux relatifs à la ville et aux territoires qui nous intéressent ici.

 

Dans cette perspective, la plupart des professionnels de l'aménagement semblent d'accord sur l'objectif à poursuivre : concevoir la ville solidaire et inclusive par opposition à la ville exclusive et inégalitaire qui tend à s'imposer aujourd'hui. Quelles seraient alors les orientations majeures à prendre ? Quatre se distinguent clairement:

 

 

- Faire valoir l’intérêt d'une stratégie urbaine intégrée qui mette fin à l'addition de projets désolidarisés les uns des autres. Elle s'accompagne d'une planification urbaine stratégique fruit du travail en commun de trois acteurs clairement identifiés: une maîtrise d'ouvrage publique forte, une maîtrise d’œuvre compétente, et une « maîtrise d'usage » active. Cette dernière, introduisant pleinement les habitants et dans certains cas les visiteurs, doit être considérée et valorisée dans le processus stratégique.

 

- Concilier et équilibrer la « démocratie locale » et la nécessité d'un « gouvernement urbain », pour une juste gouvernance des lieux considérés. La recherche de cet équilibre fragile oblige, d'une part à écouter les habitants, notamment avant l'élaboration du programme d'aménagement (et par conséquence du projet); d'autre part à prendre les décisions sur la base de cette écoute en se dégageant de l'influence exercée par les différents lobbies intéressés.

 

- Associer les territoires ruraux et les territoires urbains et mettre en évidence leur complémentarité. Ici aussi, un équilibre est à trouver entre des territoires ruraux délaissés et des agglomération sous pression. Des alliances et des partenariats peuvent aider à faire baisser la pression sur les grandes agglomérations tout en revitalisant les petites villes et les campagnes. En qualité de délégué national de l'Association des Petites Cités de Caractère de France, je mesure les enjeux et les atouts que représentent ces petites cités, notamment parce que l'échelle urbaine/humaine qui les caractérise permet d’expérimenter, plus facilement que dans les agglomérations, des processus « bottom-up » innovants.

 

- Placer la culture et principalement le « vivre ensemble » les différentes cultures, au cœur des préoccupations de développement durable. Sur ce sujet, le mot « soutenable » apparaît mieux approprié. N'est-il pas l'exacte traduction de l'anglais « sustainable », c'est à dire « qui peut se supporter, s'endurer » ? On ne peut plus ignorer les phénomènes migratoires qui font l'actualité, or ces phénomènes risquent d'augmenter fortement avec les dérèglements climatiques à venir. Quelles conséquences ces migrations auront-elles sur la ville et les territoires, ne devons-nous pas y réfléchir dès maintenant et contribuer à ce que tous s'y préparent ? Je ne veux pas noircir le tableau en rappelant la croissance, dans le monde entier, des replis identitaires voire sectaires et les événements violents, qui ont marqué récemment, de façon indélébile, plusieurs grandes villes emblématiques comme Paris et Bruxelles. Au regard de ces événements, le peu de place donnée, aujourd'hui, à la culture dans la ville peut surprendre. « Faire vivre ensemble les différentes cultures » ne devrait-il pas être un des thèmes majeurs porté par la France ?

 

Les lieux et les quartiers de la culture et du patrimoine sont le plus souvent ceux de l’urbanité et de la convivialité. Ce sont ces lieux et ces quartiers qui serviront d'exemple pour bâtir la ville de demain; mais, comme évoqué au début de cette intervention, il nous faudra préalablement « changer de paradigme ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce sont les lieux de l’urbanité et de la convivialité qui serviront d'exemple pour bâtir la ville de demain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour une politique régionale de l'architecture.

En exemple: le premier Livre blanc des acteurs de l'architecture

de la nouvelle région "Grand Est"

Livre_blanc_des_acteurs_de_larchitecture
Document Adobe Acrobat 3.4 MB

INTRODUCTIONS: ci dessous 3 introductions: "PATRIMOINE", "HABITANTS" et "ARCHITECTURE"

Introduction 1: PATRIMOINE

  

En introduction, il est utile de revenir sur la traduction de l'anglais « sustainable development » par « développement durable », officialisé en 1992 au Sommet de la terre à Rio. La traduction littérale de l'anglais « sustainable » est « soutenable » qui vient du vieux français « sous-tenable », un terme qui signifie à l’origine : ménager, prendre soin de...

Les préoccupations de 1992 ont évoluées, de nouveaux enjeux émergent, l’accent est mis aujourd’hui sur l’habitant et la dimension humaine de la ville, comme en témoignent les débats récents au 7e Forum Urbain Mondial (FUM) de Medellín (Avril 2014, voir la rubrique "9 / FORUM URBAINS MONDIAUX"). Respectons le sens des mots, nous éviterons ainsi de fausser la compréhension et de creuser l’écart entre nos partenaires anglo-saxons et nous. La traduction par « développement soutenable », c’est-à-dire « qui peut se supporter, s’endurer » … par la population, serait mieux approprié. Cette nouvelle traduction ouvre naturellement sur une reconnaissance de la culture parmi les grands enjeux de la ville soutenable (environnementaux, économiques et sociaux).

 

 

La culture parmi les grands enjeux de la ville soutenable

 

L’Inspection des patrimoines a procédé récemment à une estimation du nombre de communes françaises concernées par (au minimum) un label ou une protection au titre du patrimoine. Cette estimation tourne autour de 28 000 soit 2/3 des communes.

Bien entendu cette tendance lourde impose une « orientation radicale » que l'on peut résumer par cette citation de Françoise Choay  : « passer d'une protection du patrimoine statique, visant des objets, fondée sur la notion d'inventaire, à une protection dynamique, structurelle, ancrée dans la vie quotidienne... Il faut concevoir le patrimoine urbain comme un terrain de reconquête de l'architecture et du vrai métier d'architecte, un champ d'expérience incitatif, un espace d'apprentissage à l'invention de nouveaux espaces de proximité tant pour les praticiens que pour les usagers »1.

 

Les dossiers de candidature pour l’obtention du label Ville et pays d’art et d’histoire présentés ces dernières années au conseil national, témoignent de ces évolutions fondamentales. Non seulement ces candidatures sont nombreuses et de plus en plus diversifiées mais toutes ou presque revendiquent l'inscription de leur projet culturel dans un processus de « développement durable ». Trois exemples parmi d'autres :

La ville de Pau écrit en titre de son dossier de candidature: « Le projet urbain et les nouveaux enjeux du XXIème siècle » et en sous titre : « la diversité en héritage ». La ville de Metz écrit : « … Les élus et les responsables locaux ont conscience de l’importance de l’appropriation du patrimoine dans toutes les démarches de développement urbain permettant au passé, au présent et au futur de dialoguer...».

Enfin pour Plaine Commune qui a obtenu l’unanimité au Conseil national du printemps 2014, son Président Patrick Braouzec s'exprime ainsi: « Le regroupement de Plaine Commune (pour candidater au label) s’est fait sur la reconnaissance d’une histoire et d’un destin communs et de la volonté de redonner des perspectives de développement à un territoire meurtri, tout en préservant une identité et un patrimoine forgé au fil du temps... De nombreux lieux uniques et insolites, certains connus, d’autres moins, jalonnent les villes de l’agglomération et représentent une mémoire vivante de l’histoire industrielle mais aussi de l’histoire de l’immigration en France, l’histoire du logement social, etc. En faisant le choix de s’inscrire dans un territoire durable, l’agglomération montre sa capacité à se projeter dans les enjeux de demain, toujours à partir des valeurs de solidarité et de droit à la ville pour tous, mais aussi sa capacité à mettre en perspective son évolution à travers la valorisation et le partage de son patrimoine. »

 

 

Développement urbain et politique française à l’international 

 

Le Sénateur Yves Dauge s’exprimait ainsi en 2010 dans le cadre du cinquième Forum Urbain mondial : « une ville qui perd son centre (historique) perd son sens ».

Les défis absents du document préparatoire à Habitat III, mais qui apparaissent en filigrane dans nos actualités de tous les jours, où que ce soit dans le monde, sont ceux consécutifs à l'arasement, voire la perte de sens de nos villes et de nos territoires et des identités locales qui s’y raccrochent. Jamais le patrimoine, matériel ou immatériel, naturel ou culturel, n'a eu autant de succès. Attention à ne pas évacuer trop vite la crise identitaire en la stigmatisant, sous prétexte de « sectarismes » et de « replis passéistes » qui ne sont que les manifestations extrêmes de ce mouvement. N’oublions pas que la France a inventé le concept de « Patrimoine commun de la nation » à la Révolution, dans la mouvance des « droits de l'homme et du citoyen ».

 

Ces deux concepts, « droits de l'homme et du citoyen » et « patrimoine commun de la nation », ont inspiré de nombreux pays, ils ont forgés notre réputation à l’étranger, ils figurent parmi les principales valeurs françaises connues et reconnues. Dans le champ de la ville et des territoires, ces deux atouts conjugués se traduisent en terme d'urbanité. La dimension humaine de nos villes et notamment de leurs quartiers historiques, est un des grands atouts de la France. À ce titre, il serait intéressant de mesurer l’intérêt de nos partenaires étrangers pour cette urbanité qui fait la réputation de nos quartiers et de nos centres historiques. De nombreuses villes l’ont compris et l’affichent en images sur leur site internet.

 

En conséquence, ces spécificités culturelles Françaises me semblent devoir être valorisées dans le rapport, notamment pour que tous les pays qui, confrontés de façon parfois brutale à la montée en puissance de revendications identitaires, puissent trouver dans nos processus et nos méthodes, une inspiration, voire, plus simplement, constater que des solutions sont possibles. 

 

Alain Marinos 17 novembre 2014

 

1: « Pour une anthropologie de l'espace », Seuil 2006

 

 

 

Je prolongerai ces propos par cinq images:

 

la première est une photo prise du hublot d'un avion quelque part en Chine entre la Mongolie et Pékin. Un lieu superbe … comme il en existe des millions sur terre. Quel avenir pour les habitants qui font corps avec ces paysages construits à la sueur de leur front ? Ils ont le droit à la modernité à laquelle ils aspirent mais, dans le contexte actuel, quelles seront les conséquences en termes culturel, social, environnemental et économique?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre cinquante et soixante ans séparent ces deux photos à gauche des paysans Dong (Province du Guizhou en Chine) au début des années 2000 et Bretons à droite (France) à la fin des années 1940. Nous avons vécu en France des évolutions culturelles et sociétales profondes dans la seconde moitié du XXème siècle dont les expériences, bonnes et mauvaises, intéressent au plus haut point les pays dits « émergents » … et beaucoup d'autres confrontés aujourd'hui aux conséquences des mutations sociétales accélérées. 

 

 

Aujourd'hui ces mutations sont souvent brutales. Pouvons nous considérer le gonflement des bidonvilles comme une fatalité? Un habitant sur sept, dans le monde, vit dans un bidonville, dans cinq ans ONU Habitat prévoit un habitant sur cinq

 

 

Quelles que soient les faiblesses de notre expérience française et les adaptations nécessaires de nos systèmes de gestion et de mise en valeur des patrimoines, ils n'en demeurent pas moins réputés dans le monde. La France est principalement reconnue pour ses préoccupations dans les domaines de la culture et des droits de l'homme. En matière d'aménagement, les deux conjugués se traduisent en terme d'urbanité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une dernière image sur une action exemplaire conduite par la division de l'UNESCO en charge des sciences sociales et humaines à l'initiative de Madame Brigitte Colin avec notre participation active: "Des quartiers historiques pour tous: une approche sociale et humaine pour une revitalisation durable" (voir la rubrique "8/ ... ).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une citation pour finir de Salma Samar Damluji, Global award for sustainable architecture, invitée par Mireille Grubert à faire la prochaine leçon inaugurale de l'Ecole de Chaillot:

« we dont renovate for the past but for the future ». 

 

 

Introduction 2: HABITANTS

 

Communication faite au séminaire à mi-parcours « Vers la relocalisation des activités et des biens » relatifs au littoral organisé par le MEDDE le 19 mai 2014

 

 

Alain Marinos

Inspecteur général des patrimoines au ministère de la Culture et de la Communication

 

Mes propos feront le lien avec la table ronde suivante relative à l'adhésion des acteurs, en mettant l'accent sur une échelle trop souvent oubliée dans les démarches scientifiques et techniques habituellement engagées.

Certes, les "échelles" ont été évoquées précédemment, il est cependant utile d'insister ici sur la dimension culturelle et sociale à laquelle nous attachons tous personnellement, voire intimement, une certaine importance. Il s’agit de l'échelle du lieu auquel "on appartient" en tant qu’habitant, là où "j’aime vivre" parce que j’ai le sentiment de vivre "chez moi" et pas chez le voisin.

Je crois que cette échelle-là, ou, formulé différemment, cette dimension locale à laquelle l’habitant est attaché, intéresse aujourd’hui de plus en plus face à la crainte de se perdre dans la totalité engendrée par la mondialisation.

 

Préoccupations des habitants

J'étais en 2014 au 7ème Forum urbain mondial, à Medellín (Colombie), marqué par des évolutions importantes. Il émerge de ces journées de communications et de débats internationaux, une préoccupation relativement nouvelle dans ce type d'événement : la dimension humaine, exprimée en terme de démocratie participative, de prise en compte des habitants dans la ville et les territoires, de souci du lieu et des identités locales, de gouvernance démocratique et d'urbanité. Aux préoccupations environnementales, économiques et sociales sur lesquelles est fondé le concept de développement durable, est venue s'ajouter celle, plus subtile, du "respect de celui qui habite".

Ces quelques lignes extraites de la déclaration de Medellín rédigée à l'issue de ce forum mondial, en témoignent :

( … )

promouvoir les modèles d'urbanisation qui placent les citoyens au premier rang des priorités,

promouvoir la gouvernance locale, participative et inclusive et le renforcement des capacités des habitants,

encourager une planification urbaine participative et intégrée qui permette de renforcer la résilience urbaine au changement climatique et aux catastrophes naturelles

( … )

 

Passer de la protection à l'évolution soutenable

Un deuxième temps fort, moins remarqué mais tout aussi important, fut la participation active de la Vice-Ministre colombienne de la culture Maria-Claudia Lopez Sorzano.

La Vice-Ministre a organisé et présidé un événement sur les "Paysages du café", de vastes territoires de montagnes habitées, inscrits récemment par l'UNESCO sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité.

Le plus intéressant – et cela rejoint ce que vous avez dit sur l'interdisciplinaire – fut la table ronde réunie pour l'événement. Elle était composée de spécialistes de la finance, de l'écologie, de l'urbanisme, de l'agriculture, de la culture, du social... pour réfléchir ensemble à l'avenir de ces territoires.

L'objet du débat n'était pas uniquement de savoir comment protéger ou conserver les paysages et les éléments qui les composent mais, prioritairement, de chercher ensemble comment permettre une évolution raisonnable et respectueuse du territoire, comment à la fois ménager les populations qui les habitent, leurs traditions, leurs cultures et leur permettre d'avoir accès à la modernité à laquelle elles aspirent ? Comment éviter que la mondialisation impose des ruptures dommageables et casse les systèmes sociaux et culturels, comment ménager la valeur des écosystèmes, culturels et naturels, et trouver un équilibre subtil mais indispensable pour un développement "soutenable" (1), c'est-à-dire qui peut se supporter, s'endurer par les habitants.

 

Différents niveaux de prise en compte des citoyens dans l’élaboration du projet de territoire

Ce détour par le Forum urbain mondial permet de prendre du recul et d'observer, par comparaison, nos pratiques en France. Quand nous évoquons les habitants, comme je l'ai entendu ce matin dans les ateliers, nous pensons concertation sur un projet prédéfini. Une concertation en aval sur un projet élaboré par des experts et des techniciens qui le plus souvent n'ont pas eu d'échanges avec les habitants des lieux considérés.

Or il arrive aujourd'hui de plus en plus fréquemment que la population exprime alors un désaccord conduisant au blocage, voire au conflit ; je pense que ces méthodes sont dépassées.

Les préoccupations évoquées plus haut conduiront, de plus en plus souvent, à ménager un temps préalable pour l'écoute et l'entente entre les habitants-usagers et ceux en charge d'élaborer le programme puis ceux en charge de concevoir le projet. Cette écoute, voire cette participation à la réflexion préalable, doit influer sur sa conception. Si cette concertation en amont est bien réussie, la concertation en aval ne devrait être qu'une formalité permettant de confirmer le bien fondé des choix effectués.

 

1: Traduction littérale de l'anglais "sustainable"

 

 

Introduction 3: ARCHITECTURE

 

UNE PAGE SE TOURNE

On ne peut plus aujourd’hui, en cette seconde décennie du XXIème siècle, continuer de former les architectes en référence à ces stars de l’architecture du XXème siècle qui ont bâti leur carrière au service d’une économie florissante, fondant le plus souvent leur actions sur « la table rase » ; ces mêmes architectes qui, pour éviter de se mettre en question, réduisent aujourd’hui le concept de « développement durable » aux seuls efforts techniques utiles aux économies d’énergies. On ne peut plus continuer à enseigner la suprématie de la valeur créative sur la valeur sociale. On ne peut plus conduire nos étudiants en architecture à privilégier le succès médiatique immédiat sur la durabilité. Il n’y a pour s’en convaincre qu’à évaluer l’état actuel de la plupart des bâtiments construits dans la seconde moitié du XXème siècle.

La crise économique actuelle dans un processus de mondialisation avancé nous oblige à repenser radicalement nos références et nos objectifs : une page se tourne …

 

Nous avons besoin d’architectes capables d’adapter l’existant aux impératifs de ce siècle, tant économiques, sociaux, environnementaux que culturels. Des architectes formés à l’écoute de ceux qui vivent quotidiennement les grands changements de la société pour qu’ils s’approprient l’évolution de leur cadre bâti sans la subir. Des architectes qui sauront conjuguer, au sein d’équipes pluridisciplinaires, les besoins de la mondialisation en marche avec les besoins des habitants; plus le processus de globalisation s’accélère, plus l’attachement identitaire est fort ; c’est une simple question d’équilibre; un équilibre nécessaire à trouver pour un développement "soutenable" ( de l'anglais "sustainable"). Nous avons besoin d’architectes qui sachent, à la fois respecter les lieux bâtis identifiés et à la fois remodeler les espaces déshumanisés afin d’y recréer une vie sociale et favoriser "l’inclusion"[1]. Nous avons besoin d’architectes qui, avant de projeter, feront l’effort de comprendre le contexte bâti, dans un dialogue avec l’usager; des architectes qui feront l’effort de parler leur langue, d’utiliser leurs mots pour que celui d’urbanité  prenne enfin un sens dans nos villes et nos territoires.

 

[1] "Inclusion", par opposition à exclusion. 

 

**************  

 

Pour finir, 2 citations: 

 

 **************  

 

“ (…) Comme bien d’autres catégories professionnelles, les architectes ont une tâche spécifique à accomplir dans ce monde: une tâche qui pourrait et devrait être fondamentale quand on se réfère au rôle traditionnellement joué par le cadre bâti dans le processus d’institutionnalisation des sociétés, ou, dit en termes plus simples, pour solidariser les humains qui « habitent ».

Savoir habiter est une compétence anthropique qui désormais tend à disparaître dans le même temps que son autre face, savoir édifier.

On n’habite pas des objets techniques. C’est bien pourquoi être architecte ou aménageur devrait, aujourd’hui, consister à réapprendre le rôle qu’Alberti a si bien su assigner à celui qui édifie : être l’interlocuteur des communautés qui s’établissent dans le monde et le médiateur privilégié de leur relation avec l’espace concret, naturel et humanisé, autrement dit encore, leur réapprendre, en particulier, l’appartenance à la localité.

Bien entendu, une pareille tâche ne peut être dissociée d’un cadre et d’une problématique politiques (au sens noble et étymologique du terme) puisqu’aussi bien la notion de société mondiale n’a politiquement aucune signification. Mais si l’architecte ou l’aménageur actuels ne doivent pas ignorer cette dimension, celle-ci n’est pas de leur ressort direct. (…) »

 

Propos de Madame Françoise Choay  dans le débat ayant suivi sa conférence donnée à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Saint-Etienne : « Le De re aedificatoria et l'institutionnalisation de la société » et "Patrimoine : quel enjeu de société ? L'évolution du concept de patrimoine »  / Publication de l’Université de Saint-Etienne (64 p. format : 15x21 / ISBN 2-86272-401-7 / date de parution : 01/01/06 

https://publications.univ-st-etienne.fr/product.php?id_produit=309

 

 

**************  

 

 

Messieurs les architectes, au point de vue artistique je vous dis : “ BRAVO ! ”.

Vous avez créé un fait architectural absolument nouveau. Mais au point de vue urbain-social, vous avez exagéré par excès de vitesse.

Si vous voulez faire de l’urbanisme, je crois qu’il faut oublier que vous êtes des artistes. Vous devenez des “ sociaux ”. Vous êtes condamnés à traiter avec des “ moyennes ”, et à en tenir compte.

(…)

Les “ quantités habitables ” : êtes-vous sûrs de vous en être inquiétés ?

Je crois constater ceci : entre votre concept esthétique réalisé et admis par la minorité et votre concept urbain, qui se trouve partout en difficultés devant l’incompréhension des “ moyens ”, il y a une rupture. Vous êtes partis à une telle allure que vous n’avez pas regardé derrière vous, il fallait vous retourner : vous auriez vu que vous n’étiez pas suivis. Qu’allez-vous faire ?

(…)

Il y a nécessité pour des hommes comme vous, qui avez derrière vous et à vos côtés des hommes qui attendent quelque chose, il y a nécessité pour vous de les regarder plus attentivement.

Mettez vos plans dans vos poches, descendez dans la rue, écoutez-les respirer, vous devez prendre contact, vous tremper dans la matière première, marcher dans la même boue et la même poussière

(…)

 Extrait du discours de Fernand LEGER

4ème Congrès international d'architecture moderne (CIAM)

Athènes 1933

(voir rubrique "Textes de références")

 

TEXTES INTERNATIONAUX de référence

 

" Aucune culture n'est seule; elle est toujours donnée en coalition avec d'autres cultures ... L'exclusive fatalité, l'unique tare qui puisse affliger un groupe humain et l'empêcher de réaliser pleinement sa nature,

c'est d'être seul." 

 

Read more at http://www.dicocitations.com/reference_citation/95334/Race_et_Histoire_1952_/0.php#6A5gSf8u3WSdyVE7.99


Extraits de "Race et Histoire" (1952)  de Claude Lévi-Strauss

(Cf. rubrique: "16 / TEXTES et AUTEURS DE RÉFÉRENCE)

 

 

 

 

"TRADITION AND HERITAGE


DO NOT MEAN

 

TO PRESERVE THE ASHES BUT

 

TO KEEP THE FLAME ALIGHT"

 

Indian proverb 


 

En français: 

 

"Tradition et patrimoine ne signifient pas conserver les cendres mais garder la flamme allumée"

 

Proverbe indien

 

 

Dernière mise à jour le 21 avril 2018

Merci de bien vouloir noter ma nouvelle adresse e-mail:

marinos.alain@gmail.com

A NOTER :

SUR CE SITE:

- La rubrique

1/ AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET DÉVELOPPEMENT LOCAL 

a été complétée

- La rubrique 

7/ COOPÉRATION FRANCE-CHINE " a été restructurée, actualisée et une rubrique 7bis a été créée.

A NOTER :

"BUILT HERITAGE"

www.built-heritage.net

une excellente revue internationale sur le patrimoine publiée en anglais par l'Université Tongji de Shanghai (Voir rubrique 7/COOPERATION FRANCE-CHINE )

A NOTER :

" La revitalisation des centres-villes est un enjeu majeur : le nombre de locaux vides s’accroît, les taux de vacance atteignant 15 % à 20 % dans certains cas. Les solutions proposées par de nombreuses villes coûtent cher aux contribuables et ne sont pas à la hauteur des enjeux. Elles ne répondent pas à la transformation en cours des modes de vie et de travail ..." 

Extrait de l'article ci-dessous publié dans " La Gazette des Communes" ( lagazette.fr ). Retrouvez la version numérique du 27 mars 2017 grâce à ce lien: 

http://www.lagazettedescommunes.com/496169/villes-petites-et-moyennes-lavenir-passe-par-le-travail-a-distance/ 

Voir la rubrique:  1/DEVELOPPEMENT LOCAL 

A NOTER :

L'exemplarité de l'expérience française par Rémi WANG

A NOTER :

Voir dans la rubrique:  15/CONFÉRENCES les différents thèmes de  conférences régulièrement actualisées pour être à nouveau données;

"CULTURE&CLIMATS"; 

"POUR UNE ECOLOGIE CULTURELLE";

"CHANGER de PARADIGME (SHIFTING PARADIGM)"  

...  

A NOTER :

Le 15 avril 2016 le Premier Ministre Manuel Valls a confié au au Sénateur hon. Yves Dauge une mission sur la mise en oeuvre des nouveaux outils de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine initiés par le projet de loi liberté de la création, architecture et patrimoine (LCAP). Voir le chapitre: "1/Actualité" dans la rubrique 3 / AIRES DE MISE EN VALEUR DE L'ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE (AVAP et ZPPAUP)

A NOTER :

ARCHIVES AUE-ABF

De nouveaux articles extraits des archives de presse relatifs aux Architectes et Urbanistes de l'Etat - Architectes des Bâtiments de France (AUE-ABF) dans la rubrique "6/AUE", chapitre 5. Alors que les décrets d'application relatifs aux Sites patrimoniaux remarquables (SPR) viennent de sortir, lire, pour mémoire, les articles de 2000-2004, quand les ZPPAUP faisaient la une de la presse. Les SPR seront ils à la hauteur ? .

A NOTER :

Une nouvelle rubrique

"4 / PETITES CITES DE CARACTÈRE DE FRANCE" est en cours d'aménagement en Français et en Anglais (in english).

A NOTER :

La rubrique:

7/ COOPÉRATION FRANCE-CHINE

 

A NOTER :

"Orientations Françaises ... "CULTURE ET PATRIMOINE, SOCLE D'UNE URBANITÉ SOUTENABLE" (en Français, Anglais, Espagnol)

Voir dans la rubrique:

12 / HABITAT III: URBAN CULTURE AND HERITAGE ...

A NOTER :

Retrouvez dans la rubrique: 17 / DESSINS ET IMAGES une série de dessins

parus dans "PILOTE"

... dans les années 1970,

... à méditer aujourd'hui.

A LIRE ET RELIRE :

LA CULTURE AU FORUM URBAIN MONDIAL 7

Le Ministère de la culture et de la communication a été sélectionné par ONU Habitat pour organiser un évènement que nous avons monté sur le thème de "la gouvernance dans les quartiers historiques", pour le 7ème Forum Urbain Mondial, à Medellin en avril 2014.

Voir le compte-rendu de l'événement dans la rubrique: 

9/ FORUM URBAINS MONDIAUX

A LIRE: "UNE PAGE SE TOURNE ... LE PATRIMOINE, UN ENJEU DE SOCIETE": Extrait de la lettre d'échange de la FNCC n°105 - fin avril 2013
A LIRE: "UNE PAGE SE TOURNE ... LE PATRIMOINE, UN ENJEU DE SOCIETE": Extrait de la lettre d'échange de la FNCC n°105 - fin avril 2013
2013-04-21 FNCC Lettre d'échange .pdf
Document Adobe Acrobat 653.4 KB
A LIRE: cette "Lettre de la FNCC" sur les divers conceptions européennes du patrimoine bâti.
2014-10 Lettre FNCC Comparer légis patri
Document Adobe Acrobat 398.6 KB

et ... 3  fiches pour réfléchir: "patrimoine et territoires", "politique de la ville" et "compréhensible pour tous"

Patrimoine et territoires.pdf
Document Adobe Acrobat 481.1 KB
Politique de la ville.pdf
Document Adobe Acrobat 86.6 KB
Compréhensible pour tous.pdf
Document Adobe Acrobat 60.4 KB